RDC : les quatre militants de Lucha libérés « sous caution »


Les deux des membres de Lucha, lors de leur libération

Les deux des membres de Lucha, lors de leur libération

Les quatre militants congolais du mouvement citoyen, arrêtés début avril à Goma (Nord-Kivu), ont bénéficié hier d’une libération provisoire « sous caution ».

La nouvelle vient du compte Facebook du mouvement citoyen de Lutte pour le changement (Lucha). « Nos quatre camarades qui étaient détenus à la prison centrale de Goma sont enfin libres ! Ils sont en train de sortir de la prison à ce moment-même (16h30’ heure de Goma), après que la Cour d’Appel de Goma leur ait accordé la liberté provisoire sous caution, dans une décision rendue samedi dernier », lit-on sur cette page de Lucha.

« Ils sont déjà sortis de la prison », a confié à l’AFP, Joseph Mirindi, directeur de la prison de Munzenze, où étaient incarcérés les jeunes gens. Il a précisé que « c’est une liberté provisoire ». Jeancy Mulume Zahiga, Trésor Akili Kahiwa, Sylvain Kambere et Vincent Kasereka, membres de Lucha, ont été arrêtés par la police, le 7 avril 2015 à Goma. Ils menaient des actions pacifiques pour réclamer la libération d’autres membres du mouvement citoyen Filimbi, détenus à Kinshasa au mois de mars dernier et accusés de « tentative d’insurrection », selon les services de sécurité.

Rassemblement à Paris

Sur la même page Facebook de Lucha, l’on apprend qu’« un rassemblement est prévu ce jeudi 30 avril devant l’ambassade de la RDC à Paris (France) ». Ce, « pour demander la libération de Fred Bauma et Yves Makwambala, les deux activistes de la ‪#‎LUCHA‬ et de ‪#‎Filimbi‬ encore détenus à Kinshasa ». Cette initiative viendrait de la cellule Parisienne du mouvement sénégalais « Y en a marre ». Fred Bauma serait « toujours détenu au secret par l’Agence nationale de renseignement (ANR), et Yves à la prison centrale de Makala ».

Les deux autres des 4 militants de Lucha arrêtés et libérés

Les deux autres des 4 militants de Lucha arrêtés et libérés

Par ailleurs, dans un communiqué publié jeudi 16 avril, l’Ong Human Right Watch (HRW) avait qualifié l’incarcération de ces quatre jeunes de Lucha, de « répression de la liberté d’expression ». Cette organisation internationale de défense des droits de l’homme dénonçait le mauvais traitement que subissaient déjà ces jeunes gens dans ce lieu carcéral.

« Nous espérons qu’ils seront assistés par de bons avocats et qu’il y aura un procès juste, équitable et crédible afin qu’ils soient relâchés bientôt ; et que, les autorités ne continuent plus avec ce système d’arrêter les gens parce qu’ils ont manifestés pacifiquement », avait souhaité Ida Sawyer, chercheuse au bureau de HRW en RDC.

De l’avis de certains observateurs, cette libération est un cap vers la décrispation du climat politique en République démocratique du Congo (RDC). Mais, pensent-ils, il faut aller plus loin en libérant également, les opposants politiques encore sous les verrous. Il s’agit notamment, du Bâtonnier Jean-Claude Mbuyambo, Eugène Diomi Ndongala, Vano Kiboko, Jean-Bertrand Ewanga etc. Car, pour d‘aucuns, relaxer ces gens pendant cette période, serait un message fort de décrispation.

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