La RDC participe à l’atelier international sur le droit des conflits armés dans le monde


Le Général de brigade Jonas Padiri

Le Général de brigade Jonas Padiri

Le Comité international de la Croix-Rouge (CICR) et l’Armée populaire de libération de Chine, ont conjointement organisé du 22 au 27 septembre 2014 à Xi’an (Chine), l’atelier international sur le droit des conflits armés en rapport avec les règles internationales régissant les opérations militaires (SWIRMO).

Des officiers supérieurs militaires de 58 pays, dont le Général de brigade Jonas Padiri Muhizi, de la République démocratique du Congo (RDC), ont participé à ces travaux.

Ils ont été principalement sensibilisés sur « la nécessité de prendre en considération le droit international humanitaire (DIH) ou le droit des conflits armés(DCA), lors de la planification et la conduite des opérations militaires, en particulier dans le processus de prise de décision lors des missions de combat et des missions liées à l’application des lois », selon un communiqué de presse du CICR.

Une opportunité d’échange d’expériences fructueux

Pour le Général Padiri Muhizi Jonas, récemment nommé au poste de Commandant de la 12ème région militaire, « le SWIRMO 2014 nous a offert une opportunité d’avoir un échange d’expériences fructueux sur la manière de mener nos opérations militaires avec efficacité et conformément aux lois, en prenant en compte les données humanitaires dès le début de la planification ».

Il a été également recommandé aux hauts gradés militaires, de « veiller à ce que le DCA fasse partie intégrante de la documentation opérationnelle et soit incorporé dans les programmes de formation militaire, dans les entraînements des unités sur le terrain et dans le système disciplinaire », souligne le communiqué.

Il précise que le but est d’ « encourager un comportement respectueux du droit dans l’ensemble des opérations militaires ».

A l’ouverture officielle de l’atelier, Yves Sandoz, membre de l’Assemblée du CICR a indiqué qu’ « au moyen d’études de cas pratiques et d’outils de formation virtuelle, les participants au SWIRMO 2014 ont appris des moyens efficaces pour améliorer le respect du droit ».

Dans un exercice de brigade fondé sur un scénario soutenu par l’imagerie virtuelle du champ de bataille, les participants ont eu pour mission de libérer une île sous contrôle de l’ennemi tout en respectant le droit de la guerre.

Une seconde nature pour des commandants militaires

« Obéir à la loi ne fait pas obstacle à l’accomplissement d’une mission », a expliqué Yves Sandoz.

De son point de vue, « la loi énonce des principes importants qui doivent être intégrés dans les processus de prise de décisions militaires. Les exercices de simulation de la vie réelle ont montré comment le fait d’accorder l’attention voulue à ces préoccupations juridiques peut devenir une seconde nature pour des commandants militaires ».

Par ailleurs, chaque année le CICR s’associe aux forces armées d’un pays choisi au préalable, pour l’organisation de SWIRMO « afin de développer une meilleure compréhension des questions juridiques internationales les plus urgentes ».

L’armée Suisse avait coorganisé les éditions 2007, 2008 et 2010 de l’atelier du SWIRMO, l’armée française était coorganisatrice en 2009.

L’atelier s’est tenu pour la première fois hors d’Europe en 2011, en Afrique du Sud, puis en Malaisie en 2012. En 2013, il s’est tenu à Carthagène des Indes, en Colombie. Et en 2015, l’on apprend que SWIRMO se tiendra à Ottawa, au Canada.

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