RDC : la NSCC fustige les consultations initiées par une fraction de la Société civile en vue d’une révision constitutionnelle


Le Coordonnateur national de la NSCC, Jonas Tshiombela, interviewé par les journalistes.

Le Coordonnateur national de la NSCC, Jonas Tshiombela, interviewé par les journalistes.

Le débat sur la révision ou non de la Constitution en République démocratique du Congo (RDC), continue de faire couler d’encre et de salive. Il y a peu (le 03 septembre 2014), une fraction des acteurs de la Société civile mène des consultations auprès de la classe politique, en vue d’une éventuelle révision constitutionnelle.  Mais la Nouvelle Société civile congolaise (NSCC) se dit « ne pas être ni concernée, ni partie prenante à cette démarche cavalière qui n’engage que les intéressés eux-mêmes ».

« A quel jeu les acteurs de la Société civile congolaise jouent-ils finalement ? », s’interroge Jonas Tshiombela, Coordonnateur national de la NSCC au cours d’un point de presse animé vendredi 12 septembre à Kinshasa.

Il dénonce des consultations initiées ces derniers temps, par certains acteurs de la Société civile, lesquelles consultations risquent, selon lui, « d’engager toute la Société civile dans son ensemble sans en avoir reçu mandat de tous ».

Cependant, tout en respectant leur liberté d’initiative et le travail des autres, la NSCC note avec « regrets et inquiétudes » la démarche de ses collègues, dans la mesure où « l’initiative n’a jamais fait l’objet d’un débat à l’interne au sein de toutes les plates formes de la Société civile du pays ».

Au regard du débat partisan déclenché par les tenants de la révision de la Constitution, la NSCC déplore en également, « la non reprise en compte des réelles aspirations et priorités actuelles de la population congolaise ». Ainsi, elle appelle toute la Société civile à « une démarche participative et inclusive qui tient compte des aspirations du Congo profond, visant à consolider les acquis démocratiques ».

« Un calcul de positionnement politique »

Le coordonnateur de la NSCC estime que « ce débat presque académique frise un calcul de positionnement politique des initiés parmi les élites politiques du pays, débat  auquel se sont invités certains acteurs de la Société civile ».

Le 03 septembre 2014, certains des acteurs de la Société civile, animateurs desdites consultations, se sont retrouvés dans un atelier en rapport avec le débat sur la révision constitutionnelle, organisé par 30 ONG locales.

Cet atelier avait débouché sur une déclaration dans laquelle ces mêmes acteurs de la Société civile s’étaient prononcés contre la révision de la Loi fondamentale. Ce qui veut dire que le débat sur cette question était déjà clos.  Y revenir aujourd’hui est tout simplement une tricherie et un manque de respect pour les autres.

Curieusement, ce sont les mêmes acteurs qui sont en train de mener des consultations auprès de la classe politique sur l’opportunité ou non de la révision constitutionnelle.

Par ailleurs, Jonas Tshiombela croit savoir que l’efficacité de la démarche initiée par cette fraction de la Société civile est « torpillée » et ne peut aboutir aux résultats escomptés. Il s’insurge aussi contre toute « révision constitutionnelle sélective » en faveur de l’un ou l’autre acteur politique, la qualifiant ainsi d’ « hostile » aux attentes de la population.

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