Développement humain : nécessité d’un « consensus international sur la protection sociale universelle » dans l’agenda post-2015 du PNUD


Les déplacés du site de Mugunga Rail (à 123 Km de Kalemi), au Nord Katanga

Les déplacés du site de Mugunga Rail (à 123 Km de Kalemi), au Nord Katanga

Environ « 2,2 milliards de personnes dans le monde sont pauvres », indique le Rapport du Programme des Nations Unies pour le développement (PNUD) sur le développement humain publié jeudi 24 juillet à Tokyo (Japon). A cet égard, le PNUD demande qu’un « consensus international sur une protection sociale universelle » soit inclus dans l’agenda après l’échéance des objectifs du Millénaire pour le développement post-2015.

Ceci, en vue de « renforcer le soutien aux programmes nationaux et ouvrir l’espace politique aux nations afin d’adapter cette approche aux spécificités d’un pays », indique le rapport.

L’agence onusienne constate que « des vulnérabilités persistantes menacent le développement humain et, faute d’une approche systématique par le biais de politiques et des réglementations sociales, les progrès ne seront jamais équitables ou durables ».

Le rapport souligne que « 1,2 milliard de personnes vivent avec un revenu inférieur ou égal à 1,25 dollar par jour ». Et les dernières estimations de l’Indice de pauvreté multidimensionnelle (IPM) du PNUD révèlent que, « presque 1,5 milliard de personnes dans 91 pays en développement vivent en situation de pauvreté marquée par des carences cumulées en matière de santé, d’éducation et de niveau de vie ».

Par ailleurs, malgré une baisse dans l’ensemble, près de 800 millions de personnes risquent encore de basculer dans la pauvreté en cas de crise financière, naturelle ou autre. Le rapport offre un nouveau regard sur la vulnérabilité et propose des moyens de renforcer la résilience.

Objectif 2015 : réduire la pauvreté et la vulnérabilité

« Réduire la pauvreté et la vulnérabilité des populations dans ce domaine doit demeurer l’objectif central du programme pour l’après-2015. L’éradication de la pauvreté ne se limite pas à atteindre un taux de pauvreté zéro, mais à le maintenir », relève le rapport

Selon l’Administrateur du PNUD, Helen Clark qui a présenté ce rapport, « la lutte contre les vulnérabilités permet de partager les dividendes du développement et assure un développement humain plus équitable et plus durable ».

Le rapport soutient que dans un monde où les crises se diffusent plus rapidement et touchent davantage de personnes, « il est essentiel de bien comprendre les vulnérabilités pour consolider les acquis et maintenir les avancées ».

Il met en avant un ralentissement de la croissance du développement humain dans l’ensemble des régions en termes d’Indice de développement humain (IDH).

Le PNUD renseigne que les menaces telles que les crises financières, les fluctuations du prix des denrées alimentaires, les catastrophes naturelles et les conflits constituent un obstacle majeur au progrès.

Le rapport introduit également l’idée de vulnérabilités du cycle de vie, c’est-à-dire, les 1000 premiers jours de vie, du passage de l’école au monde du travail, et du monde du travail à la retraite.

Accès universel aux services sociaux de base

Préconisant l’accès universel aux services sociaux de base, afin de renforcer la résilience, le rapport réfute ainsi l’idée selon laquelle « seuls les pays riches peuvent assurer une telle prestation ».

Aussi, propose-t-il une analyse comparative de pays avec des niveaux de revenus et des systèmes de gouvernement différents, et qui ont commencé à mettre en œuvre de telles politiques ou les ont intégralement mises en pratique.

Le rapport préconise également une action collective plus solide, ainsi qu’une meilleure coordination et un engagement plus poussé pour consolider la résilience, en réponse aux vulnérabilités qui se manifestent de plus en plus au niveau mondial quant à leur origine et leur impact.

L’Onu enjoint les gouvernements à s’engager de nouveau à atteindre l’objectif du plein emploi, « véritable pilier des politiques macroéconomiques des années 1950 et 1960, mais en repli face aux impératifs de compétitivité depuis les chocs pétroliers des années 1970 ».

A en croire le rapport du PNUD, les menaces telles que les crises financières, le changement climatique et les conflits sont par nature « transnationaux, mais leurs effets sont ressentis au niveau local et national, et bien souvent se superposent ».

« Les menaces transnationales ne peuvent être résolues par l’action individuelle et indépendante des nations; la communauté internationale doit intervenir, et pas seulement sous la forme de réponses à court terme telles que l’aide humanitaire », estime l’agence onusienne.

Il faut noter, par ailleurs, que le rapport 2014 explore les vulnérabilités structurelles, celles qui persistent et s’aggravent au fil du temps en raison des discriminations et des carences institutionnelles, et portent atteinte à des groupes tels que les pauvres, les femmes, les migrants, les personnes handicapées, les populations autochtones et les personnes âgés.

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