Le prince jordanien Zeid Ra’ad Zeid Al-Hussein nommé Haut-commissaire de l’Onu aux Droits de l’homme


Le Prince Zeid Ra' ad Zeid Al-Hussein, nouveau Haut -Commissaire aux Droits de l'homme

Le Prince Zeid Ra’ ad Zeid Al-Hussein, nouveau Haut -Commissaire aux Droits de l’homme

Le prince jordanien Zeid Ra’ad Zeid Al-Hussein a été nommé lundi 16 juin 2014, Haut- commissaire des Nations unies aux Droits de l’homme, pour un mandat de 4 ans renouvelable, par l’Assemblée générale de l’Onu lors de sa 68ème session à New-York.

Actuellement représentant permanent de son pays auprès des Nations unies,  le prince Zeid Ra’ad Zeid succédera à la Sud-africaine Navi Pillay « à compter du 1er septembre 2014 », rapporte un communiqué du Département onusien de l’information. « Honoré par cette nomination », il devient ainsi « le tout premier Haut-commissaire issu du continent asiatique ».

« Le Haut-commissaire doit être une personnalité d’une grande intégrité et jouissant d’une haute considération morale, et posséder des connaissances spécialisées, notamment dans le domaine des droits de l’homme, ainsi que la connaissance générale de différentes cultures et l’ouverture d’esprit voulues pour pouvoir s’acquitter de façon impartiale, objective, non sélective et efficace de ses fonctions », selon le Secrétaire général de l’Onu, Ban Ki-moon.

La nomination de Zeid Ra’ad Zeid Al-Hussein a été saluée par les délégations du Libéria (au nom du Groupe des Etats d’Afrique), des Emirats arabes unis (au nom du Groupe des Etats d’Asie-Pacifique), de Cuba (au nom du Groupe des Etats d’Amérique latine et des Caraïbes), du Royaume-Uni (au nom du Groupe des Etats d’Europe occidentale et autres Etats), de l’Union européenne et de la Suisse qui s’exprimait en tant que pays hôte.

Pour rappel, le Haut-commissaire est nommé par le Secrétaire général de l’Onu, sous réserve de l’approbation de l’Assemblée générale, pour un mandat de 4 ans, renouvelable une fois.  Créé en 1993, le poste est pourvu selon le principe de l’alternance géographique.

Maintien de la paix et le développement durables en Afrique

L’Assemblée générale a également, au cours de cette session, approuvé des recommandations relatives à la promotion d’une paix et d’un développement durables en Afrique.

Elle a adopté, sans vote, une résolution 4, par laquelle elle a pris acte du rapport 5 du Secrétaire général sur l’application des recommandations qu’il a formulées sur les causes des conflits et la promotion d’une paix et d’un développement durables en Afrique.

Présenté par le représentant de l’Ouganda, qui s’exprimait au nom du Groupe des 77 et de la Chine, ce texte a été initié par la Bolivie, qui assure actuellement la présidence du Groupe des 77, et la Chine.

Aux termes de cette résolution, l’Assemblée générale demande « aux gouvernements, à l’Union africaine, aux organisations sous-régionales, aux Nations unies et aux partenaires concernés de redoubler d’efforts et d’adopter une démarche coordonnée en vue de relever les défis à venir et de progresser encore dans la réalisation de l’objectif consistant à en finir avec les conflits en Afrique ».

Elle souligne l’importance « vitale » d’une « approche régionale de la prévention des conflits », en particulier des questions transfrontières telles que « la criminalité transnationale organisée, les programmes de désarmement, de démobilisation, de rapatriement, de réinstallation et de réintégration, la prévention de l’exploitation illégale des ressources naturelles et du trafic de marchandises de valeur, et le commerce illicite d’armes légères et de petit calibre ».

En outre, l’Assemblée générale engage les organismes des Nations unies et invite les Etats Membres à aider les pays d’Afrique sortant d’un conflit qui en font la demande à renforcer leurs capacités. Notamment, grâce à des « stratégies de réforme du secteur de la sécurité nationale et à des mesures favorisant le retour en toute sécurité des déplacés et des réfugiés, au lancement d’activités rémunératrices, en particulier au profit des jeunes et des femmes, et à la prestation de services publics de base ».

Par ailleurs, l’Assemblée générale de l’Onu demande instamment qu’ « un appui continue d’être apporté aux mesures prises pour relever les défis liés à l’élimination de la pauvreté, à la lutte contre la faim, à la création d’emplois et à la réalisation du développement durable en Afrique ».

Parmi ces mesures, figurent l’allègement de la dette, l’amélioration de l’accès aux marchés, l’appui au secteur privé et à l’entrepreneuriat, la concrétisation des engagements pris en matière d’aide publique au développement et la stimulation des investissements étrangers directs et des transferts de technologie.

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