Martin Kobler : « Seule une action concertée avec les FARDC permettra de venir à bout des FDLR et les ADF/Nalu »


Martin Kobler, lors de la journée des Nations Unies à Kinshasa

Martin Kobler, lors de la journée des Nations Unies à Kinshasa

Le représentant spécial du Secrétaire général de l’ONU en République démocratique du Congo (RDC), Martin Kobler, a déclaré lundi 13 janvier 2014 devant le Conseil de sécurité des Nations que, « seule une action concertée avec les Forces armées de la RDC permettra de venir à bout des Forces démocratiques pour la libération du Rwanda (FDLR) et les rebelles ougandais des ADF/Nalu ».

Martin Kobler a fait mention des acquis de 2013, dont la signature de l’Accord-cadre d’Addis-Abeba et la création de la Brigade d’intervention au sein de la Mission de l’Onu pour la stabilisation en RDC (Monusco). Il pense aussi qu’ « il faut concrétiser les espoirs forgés » par cet Accord-cadre signé par 11 pays de la région des Grands Lacs en février 2013 dans la capitale éthiopienne, sous la supervision de l’Onu et de l’Union africaine.

Il a souligné que la Monusco ne laissera pas les rebelles du M23 reprendre leurs opérations. « Nous ne devons tolérer aucune résurgence militaire du M23. Nous ne devons pas tolérer de remise en cause des progrès accomplis jusqu’ici », a-t-il  insisté,  avant d’inviter les gouvernements ougandais et rwandais à refuser tout refuge aux éléments du M23 pour « ne s’entraînent pas sur leurs territoires ».

Des informations « crédibles » sur le recrutement au Rwanda par le M23

D’après le dernier rapport du groupe d’experts de l’ONU sur la RDC, non encore publié, le M23 serait en train de recruter au Rwanda et en Ouganda, après sa défaite militaire en novembre 2013. Des recrutements que Martin Kobler juge « d’informations crédibles », ajoutant que « la Monusco ne laissera pas le M23 reprendre ses opérations ».

« Des sources crédibles font état de la poursuite du recrutement militaire après la signature de cette déclaration. Il y a aussi des sources crédibles qui font état d’une résurgence d’activités du M23 en Ituri, dans le nord-est du Congo », a déclaré Martin Kobler au Conseil de sécurité.

Il a par ailleurs souligné la nécessité de poursuivre le processus de démobilisation et de réintégration des anciens combattants, de réformer l’armée et la police nationale ainsi que celle d’instaurer des îlots de stabilité en vue de rétablir l’autorité de l’Etat.

C’est ainsi qu’il appelle le gouvernement congolais à « mettre en application la déclaration de Nairobi et qu’il accélère le processus de désarmement et de démobilisation des ex-combattants du M23 ».

Pour sa part, Mary Robinson, envoyée spéciale du secrétaire général de l’Onu pour la Région des Grands-Lacs en séjour à Kinshasa et intervenant par vidéoconférence, a aussi réitéré la détermination à appliquer l’Accord-cadre.

Elle invoque, « l’optimisme suscité par la défaite du M23 et la conclusion du processus de Kampala (qui) semble avoir disparu après les attaques de fin décembre 2013 à Kamango et à Kinshasa ».

En réaction à ces déclarations, l’ambassadeur rwandais à l’Onu a dénoncé devant le Conseil de sécurité des « allégations non vérifiées » et accusé la Monusco de « négliger » les opérations contre les FDLR.

En réponse à ces accusations, Martin Kobler a assuré que le démantèlement des FDLR est toujours une priorité, mais que « ces petits groupes dissimulés dans une épaisse forêt vierge sont plus difficiles à traquer que le M23 qui s’apparentait à une petite armée, très structurée et très visible ».

 

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