La Monusco confirme la présence des éléments de la Seleka en RD Congo


Abdallah Waffy représentant spécial du S.G de l' ONU en RDC

Abdallah Waffy représentant spécial du S.G de l’ ONU en RDC

Le représentant spécial adjoint de l’Onu en charge des opérations à l’Est de la République démocratique du Congo (RDC), le général Abdallah Wafy, a affirmé mercredi 08 janvier 2014 à Kinshasa que, « les éléments incontrôlés de la Seleka (Centrafrique) sont déjà sur le territoire congolais ».

« Ils sont en train de traverser dans certaines localités de la Province Orientale,  au point où les populations locales ont eu peur et sont en train de fuir ces zones», a-t-il indiqué au cours de la conférence hebdomadaire de la Monusco.

La Seleka, dont la dissolution a été décidée par l’actuel régime en place à Bangui,  est une coalition rebelle qui a porté Michel Djotodia au pouvoir en Centrafrique, en mars 2013.

Le général Abdallah Wafy a souligné que « la Monusco craint une éventuelle déstabilisation de la RDC et trouve la nécessité de prendre toutes les dispositions pour que ce qui s’est passé à l’Est de la RDC ne se reproduise pas aujourd’hui dans l’Equateur ou dans la Province Orientale ».

S’agissant de l’Equateur, « les ex- Forces armées centrafricaines (FACA) se sont enfuis avec armes et bagages pour se réfugier de l’autre côté du Fleuve » aux premières heures de la prise de Bangui par la Seleka en mars 2013. Cette situation a créé une insécurité accrue dans cette province.

Au Nord-Kivu et au Sud-Kivu, les Congolais ont été victimes de leur hospitalité en 1994, pour avoir accueilli sur leur territoire les réfugiés venus du Rwanda.

 « Nous sommes en contact avec les FARDC, pour voir quelles mesures mettre en place » en vue de prévenir de tels événements malheureux, a indiqué le chef adjoint de la Monusco.

La situation au Katanga interpelle la Monusco

A la suite des événements qui se sont produits à Kinshasa et à Lubumbashi le 30 décembre 2013 et ont causé officiellement 103 morts, l’Onu réalise qu’il est impérieux de ne pas seulement concentrer l’essentiel de ses troupes (90%) à l’Est du pays.

Elle estime qu’il faut que l’Ouest de la RDC attire aussi l’attention, dans la mesure où ces événements malheureux interpellent aussi bien la Monusco que les autorités congolaises.

« La situation au Nord et au Sud-Katanga nous interpelle aussi. En réalité, nous sommes en train de réfléchir, au niveau de la Monusco, sur l’ensemble de la problématique. Je pense que la situation, qui prévaut actuellement, mérite une réflexion plus approfondie au niveau de la Force de la Monusco. Parce que d’un côté il faut engager tous les groupes armés mais, de l’autre aussi, il faut être présent à tous ces endroits », a expliqué Abdallah Wafy.

Il a relevé qu’« au Katanga, que nous considérions comme une province stable, où nous avons retiré nos forces pour les redéployer dans l’Ituri, le Nord et Sud-Kivu (Est), il ne se passe deux semaines sans que la ville de Lubumbashi fasse l’objet des attaques des éléments armés Bakata Katanga ».

 « Au plus haut niveau de l’Etat congolais et des appareils sécuritaires, ils sont en train de réfléchir pour prendre les mesures et, le moment venu, nous allons voir au niveau de la Monusco comment nous adapter pour appuyer les autorités nationales pour faires face à ces différentes menaces », a dévoilé le général Wafy .

Il a précisé qu’« aujourd’hui, il ne s’agit pas de groupes armés à l’Est du pays, mais de tentatives de remise en cause, de déstabilisation de la situation sécuritaire ».

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