L’OMS recommande Cinq mesures prioritaires pour lutter contre la tuberculose


Un patient souffrant de la tuberculose

Un patient souffrant de la tuberculose

Le rapport de l’Organisation mondiale de la santé (OMS) publié mercredi 23 octobre 2013, recommande cinq mesures prioritaires qui pourraient apporter un changement rapide dans la lutte contre la tuberculose d’ici 2015. Il s’agit entre autres mesures, « d’élargir l’accès à des services de dépistage et de traitement de qualité dans tous les cadres médicalisés, publics, privés ou communautaires, y compris les hôpitaux et les ONG qui desservent d’importants pourcentages de populations exposées », en vue d’atteindre les trois millions de malades de la tuberculose qui échappent encore aux systèmes de notification nationaux.

Il s’agit aussi, de s’attaquer d’urgence à la crise de la tuberculose Multirésistante (T-MR).  L’OMS indique que le fait de ne pas dépister et traiter tous les malades atteints de tuberculose MR, entraîne des risques pour la santé publique et de graves conséquences pour les personnes touchées.

D’où, la nécessité d’un engagement politique de haut niveau, l’appropriation par tous les partenaires, un financement suffisant et une coopération accrue. Ceux-ci, précise le rapport, « pour résorber les goulets d’étranglement dans l’approvisionnement en médicaments et développer les capacités de fourniture de soins de qualité ».

Se rapprocher d’une couverture complète par le traitement antirétroviral

Une autre mesure à prendre, selon le rapport de l’OMS, est d’ « intensifier les activités et exploiter les succès obtenus dans la lutte contre la co-infection tuberculose-VIH »,  pour se rapprocher le plus possible d’une couverture complète par le traitement antirétroviral (TAR) pour les personnes atteintes à la fois de tuberculose et d’infection à VIH.

Le rapport recommande aussi d’ « accroître les financements nationaux et internationaux afin de combler le déficit de ressources (estimé désormais à près de US $2 milliards par an), si l’on veut intervenir efficacement dans les pays à revenu faible ou intermédiaire ».

« Un réapprovisionnement complet du Fonds mondial (FM) est indispensable, étant donné que la plupart des pays à faible revenu s’en remettent en grande partie à l’aide de donateurs internationaux, le FM consacrant près de 75% de ses ressources financières à ces pays », poursuit le rapport.

Enfin, le rapport recommande d’ « accélérer le recours rapide aux nouveaux outils, grâce au transfert de technologie et à la recherche opérationnelle », pour que les pays et les communautés les plus exposés puissent bénéficier de ces innovations.

Besoin d’un engagement de la communauté internationale

D’après Osamu Kunii, chef de la Division stratégie, investissement et impact du Fonds mondial de lutte contre le sida, la tuberculose et le paludisme, «le Rapport mondial de l’OMS sur la tuberculose met en lumière les progrès considérables obtenus par la communauté internationale dans la lutte contre cette maladie ».

Nous sommes maintenant parvenus, dit-il, « à un moment crucial où nous ne pouvons pas nous permettre de laisser s’inverser cette progression. Nous avons besoin d’un engagement de la communauté internationale pour combler l’important déficit de financement et pouvoir lutter contre la tuberculose.»

Le Rapport repose principalement sur les données fournies par les États membres de l’OMS. En 2013, 178 États membres et au total 197 pays et territoires, qui représentent collectivement plus de 99 % du nombre mondial de cas de tuberculose, ont communiqué des données à l’OMS.

La tuberculose, l’une des maladies infectieuses les plus meurtrières au monde, en seconde position juste après le sida, a tué 1,3 million de personnes en 2012 dans le monde. Et si la maladie a certes reculé pour la 3ème  année consécutive, elle reste un « problème de santé majeur », a annoncé l’OMS dans son rapport annuel sur la tuberculose.

Selon ce rapport, « 8,6 millions de personnes ont contracté le bacille en 2012 (dont 1,1 million également contaminé par le virus du sida), contre 8,7 millions l’année précédente, soit une baisse de 45% depuis 1990 ».

Le rapport relève aussi que, « 29% des cas ont été détectés en Asie du Sud-Est, 27% en Afrique et 19% dans les régions du Pacifique Ouest. A elles seules, l’Inde et la Chine ont enregistré respectivement 26% et 12% des cas. Quelque 530.000 enfants de moins de 15 ans ont été touchés l’an dernier et 74.000 sont morts de la maladie, détaille l’OMS.

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