Mystères de l’univers : le poltergeist de Rosenheim


Mystères de l’univers : le poltergeist de RosenheimUn poltergeist (de l’allemand poltern « faire du bruit » et geist « esprit ») est un phénomène surnaturel se manifestant par des déplacements, des apparitions, des disparitions d’objets accompagnés de bruits divers. Ces évènements, toujours inexpliqués, seraient provoqués par le diable, des esprits désincarnés, voire involontairement par des personnes vivantes. Vous allez lire ci-dessous un des cas de poltergeists les plus spectaculaires qui eut lieu en Allemagne entre 1967 et 1968.

Depuis plusieurs semaines déjà, l’avocat Sigmund Adam était sur les nerfs. De nombreux phénomènes inexplicables bouleversaient le quotidien de son cabinet situé dans la petite ville bavaroise de Rosenheim et ses affaires périclitaient dangereusement.

Les catastrophes « domestiques » n’arrêtaient pas de s’abattre quotidiennement sur le bureau de l’avocat. Les tubes fluorescents éclairant les pièces tombaient sans arrêt en panne. On entendait régulièrement des détonations d’origine inconnue. Le bureau se retrouvait souvent plongé dans l’obscurité suite à d’innombrables pannes électriques !

Croyant à de « simples » problèmes de son installation électrique, Sigmund Adam fit venir un électricien qui remarqua à son grand étonnement que les néons avaient tourné de 90° dans leur logement. Ce qui provoquait l’interruption électrique. Le technicien fit remarquer qu’il n’avait jamais vu un tel phénomène de toute sa carrière pourtant déjà longue.

Même lorsqu’elles n’étaient pas allumées, les lampes à incandescence explosaient, faisant entendre de terrifiantes détonations sans que le filament ne soit le moindre du monde abîmé. Les plombs sautaient sans arrêt et parfois s’éjectaient eux-même des boîtiers électriques.

Des catastrophes résistant à toute explication logique

Le réseau électrique n’était pas le seul affecté. Le liquide contenu dans les réservoirs des photocopieuses s’échappait en geysers des machines sans que personne ne les touche !
Et que dire des problèmes avec le réseau téléphonique. Tous les téléphones du bureau sonnaient en même temps sans qu’il y ait personne à l’autre bout de la ligne. Les conversations téléphoniques étaient fréquemment interrompues ou s’arrêtaient toutes seules. L’avocat s’arrachait les cheveux devant les notes astronomiques qu’il recevait régulièrement la plupart du temps vers des numéros inconnus que ni lui ni ses employés n’avaient jamais composés !

A tour de rôle, différents techniciens ou spécialistes, aussi bien d’entreprises privées que publiques, installèrent les équipements les plus modernes de détection qui enregistrèrent bien d’énormes pointes de consommation mais sans trouver d’explication logique à celles-ci !

Les techniciens constatèrent simplement que ces importantes pertes énergétiques coïncidaient avec l’apparition des phénomènes anormaux inexpliqués cités plus haut.
De même, au niveau du réseau téléphonique, les appareils de surveillance enregistrèrent des envois d’appel à partir du bureau sans que personne ne décroche les téléphones.

La piste des poltergeists

L’avocat et ses employés, découragés et désespérés, furent mis involontairement sur la piste des poltergeists par un incident étrange. Un matin de novembre 1967, une employée récemment embauchée, Anne-Marie Schneider,  entra comme à son habitude dans le bureau. Les lampes se mirent à osciller sans raison. En quelques minutes, leur mouvement prit une grande amplitude puis elles éclatèrent dans un tonnerre d’explosions en projetant des éclats de verre dans toutes les directions. Anne-Marie Schneider ne dût qu’à son réflexe de mettre son manteau sur la tête de ne pas être défigurée par les éclats tranchants !

A la suite de cet incident, l’avocat décida de faire appel au professeur Hans Bender de l’université de Fribourg, un des grands spécialistes des poltergeists.
Celui-ci arriva début décembre 1967 dans les bureaux accompagné de son équipe et de deux physiciens du fameux Institut Max-Planck, G. Zicha et F. Karger, spécialistes de la physique des plasmas. Ils commencèrent aussitôt des vérifications physiques des circuits électrique et téléphonique.

Les physiciens éliminèrent une à une les causes physiques pouvant expliquer ce type de phénomènes : voltages démodulés à haute fréquence, champs magnétiques statiques externes, variations de l’activité électrique, branchements défectueux, effets infrasoniques ou ultrasoniques… aucune cause physique ne parvenait à expliquer ces manifestations inexpliquées !
Une première constatation importante fut que tous ces phénomènes se produisaient pendant les heures de bureau. La deuxième fut que ceux-ci se déclenchaient dès que, la dernière venue dans la maison, Anne-Marie Schneider arrivait au travail. Le Pr. Bender supposa un cas de RSPK, Recurrent Spontaneous Psycho-Kinese (psychokinèse récurrente spontanée), ou poltergeist lié à une personne précise appelée agent.

Anne-Marie et le poltergeist

A peine cette hypothèse était-elle lancée que le poltergeist s’amplifia. Aussi bien la police appelée sur les lieux que les nombreux techniciens déjà sur place assistèrent à de nombreux phénomènes étonnants : des tableaux se balançaient ou tournaient autour de leur accroches, des assiettes volaient dans la pièce, les lampes oscillaient avec une grande amplitude… Des tiroirs s’ouvraient ou claquaient. Une armoire de plus de 150 kg planait comme une plume à plusieurs centimètres du sol ! Des détonations encore plus terribles qu’avant éclataient dans toutes les pièces… Tous ces phénomènes furent enregistrés par les caméras de contrôle.

Ces étranges manifestations s’intensifièrent au fur et à mesure que la nervosité d’Anne-Marie augmentait. Elle fut finalement prise d’une crise d’hystérie et dut être évacuée sur l’hôpital le plus proche. A peine était-elle partie, que les phénomènes cessèrent et disparurent graduellement à part des manifestations résiduelles pendant sa période de convalescence. Mlle Schneider finit par trouver un autre travail et les phénomènes cessèrent définitivement !
Le cabinet de Sigmund Adam retrouva une activité normale et sa prospérité. Seul le bureau où travaillait Anne-Marie Schneider s’anima encore pendant quelques mois d’une activité sporadique qui finit par s’arrêter définitivement.

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