RDC : le M23 accuse les FARDC d’attaquer ses positions, Kinshasa parle d’une auto-défense


rebelles M23

rebelles M23

Les rebelles du M23 accusent les militaires congolais de compromettre les discussions de paix en cours à Kampala, selon RFI qui ajoute que la délégation de ce mouvement rebelle aurait rencontré la facilitation ougandaise pour protester contre « l’occupation de certaines des positions rebelles par les Forces armées de la RDC (FARDC) ».

Ce groupe armé donne 48 heures à l’armée congolaise pour se retirer sous peine de riposter. Mais, pour le gouvernement congolais, « les FARDC ont des ordres qu’ils suivent de manière très stricte et ils ont un ordre précis de ne faire que se défendre ».

« Nous protestons contre les préparatifs de guerre et surtout les actes de guerre de ces derniers jours qui ont été lancés par les FARDC contre les positions du M23 », a expliqué mercredi 16 octobre 2013 à RFI, Bertrand Bisimwa, président du mouvement rebelle.

« Ce mardi matin, à 2 h00, les FARDC ont attaqué nos positions à Kanyamahoro et nous avons pensé qu’ils venaient de franchir la ligne rouge et il était de notre droit d’aller présenter la situation à la facilitation, avant que nous ne réagissions », précise-t-il.

Bertrand Bisimwa ajoute que, « c’est ainsi que nous avons tenu à exiger le retrait immédiat de cette fameuse armée FARDC de nos positions à Kanyamahoro. Nous avons tenu à exprimer ça de vive voix, parce que nous pensons qu’il s’agit là d’une menace réelle contre le processus de paix, contre laquelle nous ne saurons pas attendre longtemps sans réagir ».

Il a par ailleurs rappelé que « depuis plus de deux semaines déjà, les FARDC sont en mouvement vers nos positions sur toutes les lignes de front et nous avons dénoncé cela ».

« Les FARDC ont des ordres qu’ils suivent de manière très stricte »

Pour le porte-parole du gouvernement congolais Lambert Mende, « les FARDC ont des ordres qu’ils suivent de manière très stricte et ils ont un ordre précis de ne faire que se défendre ».

« C’est notre politique, ce n’est pas par crainte, c’est par souci de respecter la parole donnée. Donc, ni à Kanyamahoro, ni ailleurs, les FARDC n’ont attaqué. C’est le M23 qui a attaqué les FARDC et ça ne peut pas continuer indéfiniment », a insisté Lambert Mende.

Il a affirmé qu’ « on va arriver à un moment où il va falloir renvoyer quelque chose. Ils parlent comme s’ils étaient un Etat qui était attaqué par un autre Etat. Il s’agit d’un groupe de malfrats, il s’agit d’une force qui a été qualifiée de négative par la communauté internationale. Quelle ligne rouge ? Quelle est la frontière ? Ils contrôlent quoi, mandatés par qui, élus par quel peuple ? Il s’agit de bandits qui essayent d’adopter un langage d’Etat civilisé, ça ne nous impressionne plus ».

Selon le porte-parole militaire à l’intérim de la Monusco et Chef de Bataillon, le major Guillaume LARABI, « les rebelles du M23 conduisent des opérations de bouclage et de ratissage dans les régions sous leur occupation. Ils harcèlent et arrêtent arbitrairement à cette occasion des civils suspectés de collaborer avec les Mayi-Mayi Nyatura ou d’autres groupes armés ».

Une réunion informelle « pour réduire la tension liée aux pourparlers de Kampala »

Le représentant spécial du secrétaire général en RDC, Martin Kobler s’est rendu mercredi 16 octobre à Kampala, « pour participer à une réunion informelle sur le processus politique en RD Congo », a annoncé mercredi Carlos Araujo, porte-parole à l’intérim de la Mission de l’Onu pour la stabilisation du Congo (Monusco).

Selon lui, cette réunion connait également la participation de plusieurs autres personnalités dont l’envoyée spéciale du secrétaire général des Nations Unies pour la Région des Grands-Lacs Mary Robinson et l’envoyé spécial de l’Union Africaine dans la région.

Pour l’Onu, l’objectif poursuivi est de « réduire la tension liée aux pourparlers de Kampala; encourager la signature d’un accord dans les plus brefs délais ». La Monusco se dit « prête à appuyer la mise en application d’un accord ».

Carlos Araujo souligne qu’ « avant de se rendre à Kampala, Martin Kobler a rencontré hier pour la première fois le Président congolais, Denis Sassou Nguesso, à Brazzaville. Ils ont discuté sur comment faire avancer le processus en RDC ».

Le lundi 21 octobre 2013, le Chef de la Monusco partira de Kampala pour New York, où il présentera le rapport du Secrétaire général des Nations Unies sur la RDC.

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