Nord-Kivu: Huit personnes tuées après la reprise de Kamango par les FARDC


La population de Kamago (Nord-Kivu)

La population de Kamango (Nord-Kivu)

Dix jours se sont écoulés après que les Forces armées de la République démocratique du Congo (FARDC) aient repris le contrôle de la localité de Kamango, située à 90 Km de Beni (Nord-Kivu), l’on signale la mort d’environ huit personnes. L’origine de ce décès seraient des « conditions humanitaires déplorables » dans cette partie du territoire national, rapporte lundi 22 juillet 2013, radio Okapi.

Selon le chef de la collectivité de Watalinga (territoire de Beni), Saambili Bamukoka, cité par radio Okapi, cette situation est une conséquence des « conditions humanitaires déplorables, après les derniers combats entre militaires et rebelles ougandais de l’ADF- Nalu ».

Depuis cette situation, « les centres de santé manquent de médicaments et les boutiques, de produits de première nécessité ».

Saambili Bamukoka invite le gouvernement congolais et les humanitaires à une intervention urgente dans cette localité « où près de 80 000 personnes sont exposées aux maladies hydriques dont le cholera et la dysenterie », précise Radio Okapi.

Selon le chef de la collectivité de Watalinga, les femmes enceintes, les enfants et les personnes de troisième âge, malades, ne reçoivent pas de soins à cause notamment, du manque de médicaments dans les structures sanitaires et celui des produits de première nécessité dans les boutiques et magasins.

Il attribue cette situation aux rebelles de l’ADF-Nalu, qui auraient pillé les localités de Kamango et Kikingi pendant deux jours de leur occupation, avant que les FARDC n’en reprennent le contrôle, le 12 juillet 2013.

«Nous demandons à toutes les populations qui avaient traversé la frontière vers  l’Ouganda de rentrer à Kamango. Car, l’autorité coutumière administrative y a été rétablie. Nos forces armées ainsi que nos polices sont en train de veiller à la sécurité de Kamango et ses environs », avait assuré au lendemain de la reprise de Kamango, le gouverneur du Nord-Kivu, Julien Paluku.

Il avait affirmé que toutes les mesures étaient prises « pour que les conditions minimales de vie soient assurées à la population qui rentre de l’Ouganda ».

Julien Paluku avait aussi demandé à la Monusco de renforcer ses effectifs dans cette localité et ses environs.

«Comme la localité a été totalement pillée, nous avons alerté les humanitaires pour qu’on puisse rapidement approvisionner l’hôpital de Kamango en médicament parce qu’une fois les populations retournées, elles auront besoin effectivement d’accéder aux soins de santé primaire», avait-il indiqué.

 

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