Prison de Makala : aucun bilan officiel des troubles causés mardi par des détenus


Prison centrale de Makala

Prison centrale de Makala

On ignore encore le bilan exact et les raisons réelles de ce qui s’est passé mardi 02 juillet 2013 dans la matinée  à la prison centrale de Makala, à Kinshasa où une fouille d’armes supposées être détenues par certains prisonniers a donné lieu à des troubles.

Les versions divergent sur les raisons de cette agitation et en dépit de l’ordre rétabli après plus de 5 heures de tension. On déplore cependant « la mort d’un policier et plusieurs blessés ».

Se confiant à ses collègues en présence d’un représentant du journal en ligne lepotentielonline.com, un policier provenant de l’intérieur de la prison a déclaré avoir « reçu l’ordre d’évacuer le corps d’un policier tué par balle réelle ».

« Je sors pour chercher une cigarette pour me soulager du drame », a-t-il indiqué, affirmant que « plusieurs autres détenus sont grièvement blessés ».

Selon une source de la garde pénitentiaire, une quinzaine de  militaires et policiers détenus à la prison de Makala  ne voulaient pas du nouveau directeur de la prison et de sa rigueur. Ils réclament son départ depuis son arrivée il y a à peine quelques mois.

Pour ces fauteurs des troubles dont le meneur est un certain Katenda, poursuit la même source, il est reproché au nouveau directeur de la prison qui est un officier militaire (Colonel), d’être trop exigeant et d’interdire certaines pratiques et autres visites suspectes au sein du milieu carcéral.

Des sources concordantes affirment que ces militaires et policiers détenus, du moins pour la plupart, pour des actes criminels, se livreraient à des actes inciviques dont la consommation des drogues et la prostitution dans l’enceinte de la prison, avec les filles de joie qui se font passer pour des visiteuses.

La plupart de ces filles auraient même tombé enceinte de ces prisonniers, ont confirmé certains habitants de la commune de Selembao où est érigée la prison de Makala.

Cependant, la Mission des Nations Unies pour la stabilisation en République démocratique du Congo (MONUSCO), par la bouche de  son porte-parole militaire, le Colonel Félix Prosper Basse, a affirmé mercredi 03 juillet 2013, qu’à l’issue de cet incident qu’elle qualifie de « mutinerie, aucune victime n’a été déplorée ».

La Monusco dont la police était déployée à la prison de Makala, assure au moins qu’une enquête est diligentée pour déterminer les causes réelles et le bilan exact de cette « mutinerie ».

Le commandant de la Police d’intervention rapide (PIR) de la RDC citée par RFI, a confirmé qu’il n’y avait pas de mort, mais seulement des blessés. Mais d’autres sources ont confié à RFI qu’il y avait eu « un mort parmi les policiers et un prisonnier grièvement blessé ».

La police affirme avoir mené l’opération de fouille pour rechercher des armes blanches dans les cellules de la prison. Ainsi,  des machettes et diverses autres armes blanches auraient ainsi été récupérées surtout chez les grands criminels lors de cette opération.

Ces derniers, une quinzaine, auraient été transférés à la Prison de Ndolo, a-t-on appris de source pénitentiaire. Ces détenus étaient considérés comme dangereux par la nouvelle direction de la prison.

Le nouveau directeur ( un colonel militaire)a été récemment  affecté à la prison de Makala, lors de la dernière permutation des responsables de centres pénitenciers. Dès son arrivée à la tête de cette institution, il a revu tout le système de gestion de la prison.

 

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