L’urbanisation contribue à sortir les populations de la pauvreté dans les pays en développement


Un bâtiment d'une ville urbanisé

Un bâtiment d’une ville urbanisé

Dans un rapport de suivi mondial (GMR) 2013, rendu public jeudi 18 avril 2013 à Washington, la Banque mondiale(BM) et le Fonds monétaire international (FMI), montrent que « l’urbanisation contribue à sortir les populations de la pauvreté et à progresser sur la voie de la réalisation des Objectifs du millénaire pour le développement (OMD) ». Ce rapport insiste sur le fait que les pays en développement mettent à profit l’urbanisation.

Le rapport indique, cependant, que si cette urbanisation « n’est pas maîtrisée, elle peut aussi conduire à une forte croissance des bidonvilles, de la pollution et de la criminalité.

« L’urbanisation est un facteur important du recul de la pauvreté et des progrès vers la réalisation des autres OMD. Plus de 80 % des biens et services mondiaux étant produits dans les villes, les pays à niveau d’urbanisation relativement élevé, comme la Chine, et bien d’autres pays en Asie et en Amérique latine jouent un rôle majeur dans la réduction de l’extrême pauvreté dans le monde », souligne le rapport.

En revanche, les deux régions les moins urbanisées (l’Asie du Sud et l’Afrique subsaharienne), « affichent des taux nettement plus élevés de pauvreté et restent à la traîne sur la plupart des OMD ».

Intitulé « Dynamique entre zones rurales et urbaines et objectifs du Millénaire pour le développement », le Rapport de suivi mondial 2013, propose une comparaison sans ambages du bien-être dans les campagnes et dans les villes.

LES TAUX DE MORTALITE INFANTILE EN ZONE URBAINE ET  EN MILIEU RURAL

La BM et le FMI constatent que les taux de mortalité infantile en zone urbaine sont inférieurs à ceux enregistrés en milieu rural, l’écart allant « de 8 à 9 points de pourcentage en Amérique latine et en Asie centrale ». Et de « 10 à 16 points % dans la région Moyen-Orient et Afrique du Nord et en Afrique subsaharienne, et plus encore en Asie de l’Est (21 points de pourcentage) ».

Lynge Nielsen, économiste principal au Département de la stratégie, des politiques et de l’évaluation du FMI et co-auteur du Rapport de suivi mondial,  a fait savoir qu’« une agglomération, ou le regroupement de personnes et de l’activité économique est un moteur important du développement et des données concrètes donnent à penser qu’elle peut procurer des avantages importants, en particulier pour les pays appartenant aux échelons inférieurs du développement ».

« Les disparités entre les zones urbaines et rurales sont évidentes. Les mégapoles et les grandes villes sont les plus nanties et ont un bien meilleur accès aux services publics de base ; les villes de petite taille, les villes secondaires et les zones périurbaines sont moins riches ; et les zones rurales sont les plus démunies », a expliqué Kaushik Basu, économiste en chef et premier vice-président de la Banque mondiale pour l’Économie du développement.

Il a ajouté que « cela ne signifie pas pour autant que l’urbanisation débridée est une panacée. Les pauvres urbains dans de nombreuses régions ont d’urgence besoin de services de meilleure qualité, ainsi que d’infrastructures qui maintiennent les écoles, les emplois et les soins de santé décents à leur portée ».

DYNAMIQUE ENTRE ZONES URBAINES ET RURALES

Le rapport souligne que le défi de la lutte contre la pauvreté et de l’amélioration des conditions de vie des pauvres réside dans la dynamique entre zones urbaines et rurales.

Les centres urbains du monde en développement devraient connaître une expansion, accueillant 96 % des 1,4 milliard de personnes supplémentaires d’ici à 2030. Il faut, par conséquent, un ensemble harmonieux d’infrastructures et de services essentiels pour faire face à la croissance urbaine.

«Ce n’est qu’en répondant aux besoins essentiels en matière de transport, de logement, d’eau et d’assainissement, ainsi que d’éducation et de santé que les villes pourront éviter de devenir des foyers de la pauvreté et de la misère », indique le rapport.

Dans le même temps, il faudrait également redoubler d’efforts pour améliorer le développement dans les zones rurales, où vivent 76 % des 1,2 milliard de pauvres du monde en développement avec un accès insuffisant aux services de base inscrits dans les OMD.

Le rapport constate en outre, que les femmes rurales sont les plus touchées par l’insuffisance des infrastructures, car ce sont elles qui se chargent de la plupart des tâches domestiques et elles parcourent souvent de longues distances pour avoir accès à l’eau potable et à de faibles niveaux d’instruction.

Bien qu’il ne soit pas facile de relever les défis du développement rural, « cela reste possible avec des politiques complémentaires de développement rural et urbain et des mesures prises par les pouvoirs publics en vue de faciliter une urbanisation harmonieuse sans léser les zones rurales », indique le rapport.

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