Mgr Monsengwo, parmi les huit cardinaux devant aider le Pape

Mgr Monsengwo, parmi les huit cardinaux devant aider le Pape

L’archevêque de Kinshasa Laurent Monsengwo figure parmi les huit cardinaux   choisis par le Pape François pour faire partie du Conseil consultatif pour l’aider à « gouverner et réformer grâce à leurs suggestions l’administration centrale de l’Eglise, souvent contestée pour son opacité et des scandales ».

« Ce choix est un honneur pour l’Eglise catholique de la RDC. Car, Monseigneur Monsengwo est le seul Africain dans le groupe de huit cardinaux », a déclaré samedi 13 avril à Kinshasa le secrétaire général de la Conférence épiscopale nationale du Congo (CENCO), l’Abbé Santedi.

Sélectionnés dans tous les continents, les huit prélats  seront chargés non seulement de conseiller le Pape, mais aussi d’étudier un projet de révision de la Constitution sur la Curie apostolique « Pastor Bonus », promulguée par Jean Paul II en 1988 pour la Curie Romaine, un organe que Benoît XVI n’avait pas su réformer, rapporte la nouvelle république.fr.

« C’est un organe consultatif et non décisionnel », a souligné le porte-parole du Saint-Siège, père Federico Lombardi, précisant que la Curie n’est nullement rétrogradée « au second plan » ni « ses responsabilités réduites ».

La secrétairerie d’Etat du Vatican (organe central du gouvernement du Vatican) a confirmé par un bref communiqué que le Pape allait engager une réforme de la Curie. Jusqu’à présent, il s’était contenté de faire des gestes forts pour une Eglise plus miséricordieuse, pauvre et missionnaire.

Selon père Frederico Lombardi, le cardinal Oscar Andres Rodriguez Maradiaga, archevêque de Tegucigalpa et président de Caritas Internationalis sera le coordinateur du Conseil consultatif. Le Hondurien est considéré comme étant un partisan des réformes sociales.

Les archevêques Laurent Monsengwo Pasinya de Kinshasa  et Oswald Gracias de Sydney sont dans le groupe des sages.

Le Saint-Siège affecté par l’affaire des fuites de documents confidentiels

Le Saint-Siège a été affecté par l’affaire des fuites de documents confidentiels de Benoît XVI appelée « Vatileaks ». Un rapport de 300 pages rédigé par trois cardinaux a été transmis au nouveau Pape.

Mais, c’est aussi une avalanche de « révélations », fondées ou non, concernant des scandales sexuels et financiers qui a déferlé sur l’Eglise. Ce sont surtout celles sur les crimes dans le passé de milliers de prêtres pédophiles qui ont frappé l’Eglise.

La première réunion du groupe aura lieu du 1er au 3 octobre, mais le souverain pontife est déjà en contact personnel avec les huit cardinaux. Pape François semble vouloir prendre son temps, en vue d’agir de manière ordonnée et sans fébrilité.

En outre, le fait que la collégialité, prévue par le Concile Vatican II (1962-1965) soit restée lettre morte sous Benoît XVI – qui réunissait rarement ses « ministres » et de manière très formelle – avait été très souvent déploré.

Le Pape François a commencé à recevoir ces « ministres » dont il a prolongé provisoirement le mandat après son élection. Il a remercié chaleureusement vendredi 12 avril la Secrétairerie d’Etat, gouvernement de la Curie, pour son travail du dernier mois

Selon la nouvelle république.fr, « la seule nomination significative du Pape François a été celle du ministre général des franciscains, l’Espagnol José Rodriguez Carballo, en tant que numéro deux de la Congrégation pour les instituts de vie consacrée (chargée des religieux et des religieuses) ».

Cependant, le Pape n’a pas encore nommé un secrétaire d’Etat qui remplacerait le cardinal italien Tarcisio Bertone (78 ans), contesté pour sa gestion jugée maladroite, et son absence d’expérience diplomatique.

Selon les vaticanistes, le « Premier ministre » pourrait être un nonce italien, dans la mesure où les Italiens dominent encore le corps diplomatique et la Curie.

« Le style et les orientations de François suscitent des irritations, des inquiétudes et des doutes au Vatican », a confié à nouvelle république.fr un évêque ayant requis l’anonymat.

Par ailleurs, le Pape François ne s’est pas encore prononcé sur des réformes concernant la banque du Vatican (IOR) et le rôle des laïcs ou des femmes.

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