Richard Muyej:  » la décentralisation en RDC se fera au rythme de chaque province »


Richard Muyej, ministre congolais de l'intérieur

Richard Muyej, ministre congolais de l’intérieur

En vue de mettre fin aux velléités d’autonomie qui se manifestent ça et là dans le chef de certains hommes politiques, le ministre de l’Intérieur, Richard Muyej Mangez, a affirmé lundi 28 janvier à Lubumbashi (Katanga) où il effectue une visite de travail, que « la décentralisation administrative en RDC se fera au rythme de chaque province ».

Richard Muyej Mangez, qui s’exprimait ainsi sur Radio Okapi, en a profité pour mettre en garde certains politiciens katangais qui, selon lui, insinuent que le processus de décentralisation ne sera jamais effectif.

Il a également affirmé que la mise en place des futures provinces ne se fera pas à l’insu de la population. «Si dans une province, on estime que le moment n’est pas encore venu de passer à la mise en œuvre des institutions issues de découpage, personne ne la contraindra d’aller directement au découpage. Il ne faut donc pas effrayer les Katangais et donner l’impression  qu’on veut les conduire vers des destinations qui seraient à l’encontre de leur volonté», a-t-il expliqué,  au cours d’un point de presse tenu à Lubumbashi.

Le ministre congolais de l’Intérieur a reconnu qu’il n’est pas interdit de battre campagne pour le fédéralisme, à condition que cela se fasse «sans menaces, ni injures». Il a aussi rappelé que la constitution du pays a opté pour la décentralisation comme système d’organisation administrative et territoriale, alors que le fédéralisme, comme mode de gestion, a-t-il expliqué, exige un référendum qui est un long processus.

Actuellement, la République démocratique du Congo (RDC) compte 11 provinces qui seront découpées en 26.  L’article 2 de la Constitution du 18 février 2006 stipule que les prochaines 26 provinces pourraient être redécoupées et réunifiées, selon la volonté du peuple.

Richard Muyej a expliqué, par ailleurs, qu’il n’y a aucun caractère contraignant sur le sujet de la décentralisation, invitant de ce fait les politiciens du Katanga à «ne pas se casser les dents».

Vendredi 25 janvier dernier, le président de l’Assemblée provinciale du Katanga, Gabriel Kyungu wa Kumwanza, avait demandé, lors d’une conférence de presse, au gouvernement central de doter sa province des moyens conséquents, avant de procéder au découpage.

«Nous refusons de léguer l’esclavagisme à nos enfants. Il n’y a qu’un seul système, le fédéralisme, qui va permettre à nos enfants de s’exprimer avec fierté dans leur province», avait déclaré Kyungu wa Kumwanza.

Au mois de juillet 2012, Gabriel Kyungu avait également indiqué que l’idée de fédéralisme défendue par l’Union nationale des fédéralistes du Congo (Unafec) n’a rien à voir avec la balkanisation de la RDC.

Le président de l’Assemblée provinciale du Katanga répondait ainsi à ses détracteurs qui l’accusaient de viser la balkanisation du pays à travers sa pétition réclamant l’instauration du fédéralisme en RDC.

Cette pétition aurait recueilli au début du mois de juillet plus de 53 000 signatures sur les 100 000 exigés par la constitution.

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