A Kinshasa, deux têtes d’érosion font craindre une catastrophe humanitaire


Un nouveau cas d’érosion à Mont-Ngafula

Les deux têtes d’érosion, qui menacent le camp militaire de Badiadingi et une trentaine de résidences d’écroulement au quartier Ngomba Kikusa à Matshotsho à Kinshasa/Ngaliema (ouest de la ville), font craindre mardi 06 novembre dans la capitale de la RD Congo une catastrophe humanitaire.

A la suite des pluies diluviennes dont la puissance des eaux a renforcé les érosions qui ont emporté en 2010 plusieurs maisons et causé la destruction de plusieurs biens,  c’est aujourd’hui le camp militaire de Badiadingi qui est directement visé par les deux têtes d’érosion.

Si des mesures appropriées ne sont pas prises dans les plus brefs délais, nombreuses de ses maisons d’habitation vont être emportées sans en connaître le jour et l’heure. Cette érosion progresse du quartier Ngomba Kikusa vers le camp militaire à cause du non curage du bassin (100 m) construit en 1994 pour retenir les eaux provenant du camp.

Bouché complètement, le bassin a fini par céder en 2004. Ne trouvant pas de refuge, les eaux de pluies, orientées par un canal traversant le  camp, ont trouvé le lit dans le quartier Ngomba Kikusa voisin et détruit trois résidences à  Matshotsho.

«  Nous nous sommes plaints depuis le début de cette érosion en 2004, auprès des autorités du camp. Aucune action n’a été menée pour empêcher sa progression », s’est lamenté Kadi Kamenga, un chef de famille dont la maison se trouve sous la menace de cette érosion. L’érosion a déjà englouti le bassin de rétention des eaux et ravagé une bonne partie du canal.

 « Le génie militaire ne fait rien face à cette situation et le commandant du camp empêche même les journalistes de filmer. Nous serons obligés de déguerpir dans quelques jours, aux trois prochaines pluies », se désolent à l’unisson des habitants du quartier Ngomba Kikusa.

En 2010, plus de 390 têtes d’érosion menaçaient la ville de Kinshasa et étaient répertoriées sur une carte établie par le Centre de recherche géologique et minière. Quatre d’entre elles, considérées comme  « les plus dévastatrices », étaient identifiées à la Cité Mama Mobutu (commune de Mont Ngafula), à Kindele (sur la route de Kimwenza) et à Mataba 2 (à Delvaux), dans la commune de Ngaliema.

L’Office de voirie urbaine (OVD) avait entrepris des travaux de lutte antiérosive consistant, notamment, en la construction de grands collecteurs d’eaux et l’aplanissement des collines pour maîtriser les érosions. « La lutte antiérosive nécessite une importante mobilisation des ressources. Et nous pensons y aller progressivement, avec les moyens dont nous disposons. Ce qui est important, c’est cette prise de conscience qui se manifeste au niveau du ministère des Travaux publics », avait-il expliqué.

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