Des entrepreneurs néerlandais apportent plus de 60 millions d’euros à la RDC


Les plantations de thé

Des entrepreneurs néerlandais, qui sont arrivés à Kinshasa avec un pactole de plus de 60 millions d’euros, prennent part à un séminaire d’entreprise organisé par l’ambassade du Royaume des Pays-Bas en RDC et ouvert lundi 22 octobre à l’hôtel Memling.

Venue investir en RDC, la délégation néerlandaise  est multisectorielle, composée d’entreprises spécialisées dans la vente des véhicules d’occasion (Kleyn Trucks, Womy Equipment, Kleyn Trucks, Dijkma), évoluant dans l’agro-alimentaire Flevotrade, Zeelandia, Rademaker, MPS, Bakker Brothers) et dans la construction (Remco, Oska).

Il y a aussi des sociétés de conseil et d’investissements dans les marchés émergents (Alliance Plus, Advance Consulting), la multinationale Philips Lighting, le constructeur naval Veka Group ainsi que l’institut de recherche à l’université publique spécialisée dans le domaine de l’agriculture.

Intervenant après celle effectuée en août 2009 par une précédente délégation qui devait aboutir à une coopération plus accrue entre la  Fédération des entreprises du Congo (FEC) et son homologue néerlandais, leur visite contribuera à la promotion et à l’affermissement des relations commerciales économiques entre les deux pays.

« Il y a deux programmes. Le premier porte sur la prise en charge par le gouvernement néerlandais du programme de développement d’infrastructures, allant jusqu’à 60 millions d’euros. Le second est celui où le gouvernement néerlandais pourra donner jusqu’à 1,5 million d’euros pour une société composée de partenaires congolais et néerlandais », a déclaré dans son allocution l’ambassadeur du Royaume des Pays-Bas en RDC, Cor Van Honk.

Il a invité les Congolais à maximiser le rendement et à limiter les risques, pour  influencer le  choix  des investisseurs. « Si vous serez capables de maintenir cette marche en avant, vous serrez rémunérés par les investisseurs qui  viennent pour développer les potentiels du pays », a-t-il expliqué.

Cor Van Honk a reconnu que «  le climat des affaires en RDC reste encore un défi », disant qu’« on fait toujours une analyse approfondie pour savoir quel serait le meilleur choix  pour faire les investissements ».

Des « opportunités d’investissements » en RDC

Le président de la Fédération des entreprises du Congo, Albert Yuma, a noté que la mission néerlandaise « arrive à point nommé » dans la mesure où la République démocratique du Congo est « sur une bonne évolution ».

« Ce que j’ai dit au cours du 14ème sommet de la Francophonie, pour les pays francophones, l’est aussi pour les Pays-Bas. L’avenir des relations économiques passera nécessairement par l’Afrique. Car, l’Afrique est le seul continent qui a encore les taux de croissance positifs. Et la RDC est particulièrement le seul pays où les investisseurs étrangers peuvent trouver dans tous les secteurs de la vie les opportunités d’investissements. Le taux de croissance de la RDC depuis plusieurs années prouve que vous pouvez investir et gagner de l’argent. Le niveau de ce taux de croissance étant insuffisant pour créer les emplois et réduire sensiblement le taux de chômage et la pauvreté, et améliorer les conditions de vie de notre population, il faut des croissances à plus de deux chiffres. Il faut donc transformer les richesses du potentiel économique en investissements productifs tant nationaux qu’étrangers. Et pour ce faire, il faut améliorer sensiblement le climat des affaires et des investissements », a-t-il déclaré dans son discours.

Il a déploré le fait que, dans le classement de Business Doing, « nous restons malheureusement toujours à la traine. Il faut alors, faire plus et plus vite. Et pour cela, il faut des concertations qui nécessitent qu’on réhabilite le ministère de l’économie ».

Il a également stigmatisé l’absence d’un dialogue préalable dans le  chef du gouvernement avec le secteur privé. « Avant que les mesures ne soient prises par le gouvernement, il faut un dialogue préalable  avec le secteur privé. Or, il n’y a pas ce dialogue. Nous demandons un dialogue préalable avec le secteur privé », a-t-il dit.

A l’évidence, toutes ces entreprises payeront leurs impôts au Trésor public, lui permettant de « remplir  le coffre de l’Etat ».

Des ateliers sur le climat d’investissements ont été ouverts lundi portant notamment sur le développement dans le secteur financier et le programme économique des Pays-Bas.

Par Stanislas Ntambwe 

 

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